samedi 24 octobre 2009

TIROU

Cela fait déjà 8 jours que j'ai du conduire mon Tirou pour qu'il rejoigne le paradis des chats.
Une maladie incurable l'a emporté à 5 ans seulement.



Mais je suis sure qu'il a été heureux avec nous


dormir sur les coussins


Jouer et dormir au soleil



Quand je l'ai ramené à la maison après 4 jours de transfusion et sans beaucoup d'espoir, il est allé se réfugier au soleil sous le chitalpa près de la cuisine et sa maman Rousette est venue le rejoindre en se collant contre lui.
Pensez vous que ce sont eux les bêtes? Alors que certains humains souffrent et meurent seuls .......


Au revoir mon Tirou, nous t'avons beaucoup aimé.

samedi 17 octobre 2009

En route pour Cusco

Je reprends le minibus tôt le matin pour Cuzco,

je découvre de somptueux paysages de la cordillère des Andes


D'immenses pics enneigés



Puis soudain le paysage change, plus de pics enneigés pourtant nous sommes encore à 4335m





Il y a plus de végétation pour nourrir, ces petits alpagas

Les vêtements changent aussi


Le minibus me conduit chez ma logeuse Bertha que voici



qui m'a reçu comme une reine dans sa maison coloniale qui date de 500 ans,
(en plein centre ville),
construite lors de la conquête des Espagnols.
Quelques mots d'Espagnol et un petit guide nous a permis de communiquer, c'est une maison familiale (son frère a été égorgé par le sentier lumineux).

9 familles différentes y vivent, Bertha a sa chambre en haut au bout du couloir où était aussi la mienne," une salle de bains-WC", sans carreaux à la fenêtre, ni eau chaude ,
j'ai commencé par une douche tiède, mais glacée pour le rinçage, avec ma serviette pendue à la fenêtre, qui donnait sur la cour des voisins de la maison derrière, c'était assez folklorique!


Voici ma grande chambre, pour moi toute seule, parquet et portes authentiques tout en bois,

Excusez le déluge, mais je n'avais pas fait mon lit, ni rangé mes affaires.

Un dernier coup d'œil sur la ville haute et je me suis mise à rêver à ces riches conquistadors qui ont habité cette maison,
mais ont fait tellement de dégâts en imposant leur mode de vie!

samedi 10 octobre 2009

L'île de Taquilé

A une heure de bateau de l'île d'Amantani se trouve l'île de Taquilé,
(je ne peux m'empêcher de regarder au loin cette île d'Amantani où j'ai passé une journée et une nuit uniques et inoubliables dans ma vie).



L’ILE DE TAQUILE à 3950m d’altitude, pas d’autos, même pas de vélos et pas de chiens, où habitent près de 2000 personnes.

L’ile fait environ 7km dans sa plus grande longueur et dessine la forme d’un grand monticule rocheux.

Il est impossible de se perdre,

il faut faire 2 km à pieds et grimper environ 584 marches pour atteindre le village situé au sommet de l’île, ça monte et ça descend c’est très fatiguant en raison de l’altitude.

Mais les habitants montent toutes leurs provisions qui arrivent avec le bateau de touristes à dos d'homme, ils n'ont pas d'ânes, trop pauvres pour s'en payer et les nourrir, quel courage!
Au loin on peut apercevoir les hauts sommets de la Bolivie

Les maisons sont de petites chaumières.

Les habitants vivent en autarcie et d’une manière communautaire, la répartition des cultures et des récoltes est faite selon les besoins de chacun. On cultive des haricots des patates, du mais, sur des terrasses étagées retenues par des murets.

Et ici comme dans tout le pays les enfants travaillent aux champs



gardent les moutons

Le beau bélier se régale de la Cantula, fleur sacrée des incas.
Ou vendent des souvenirs confectionnés par eux mêmes.

Pendant la colonie, l'île devint la possession du comte espagnol Rodrigo de Taquila(d'où son nom), celui ci obligea les habitants à se vêtir comme les paysans espagnols.
Voila pourquoi les habitants ne s'habillent pas de la même manière que les paysans des autres parties des Andes du Pérou
.
Les hommes portent les longs bonnets qu’ils tricotent, une large ceinture un petit gilet, pantalon bleu marine droit, chemise blanche à manches bouffantes et savates.
A droite de la photo, un homme marié portant un bonnet tout en couleur et un homme célibataire, avec une partie du bonnet blanche.
Les hommes du village tricotent des gilets et des bonnets tandis que les femmes tissent des chemises en grosse toile.


Tous ces ouvrages sont vendus dans cette grande maison communautaire sur la place du village
où trône aussi une sorte de mairie
et une petite église

Par ces petites rues, je me dirige vers le restaurant Sillustani,



Où je mange sur une grande terrasse, vue sur le lac, la truite présentée ouverte en deux, en buvant de l'Inca Kola, soda au goût de bonbon.


Les enfants sont partout, jouant à l'entrée du restaurant, ou nous regardant par la fenêtre


Dans le dos de leur maman

où me réclamant des bonbons

Je ne résiste pas à vous remettre la photo de cette petite fille qui me remercie de ses grands yeux noirs et brillants de lui avoir donné un bonbon au coca,

je ne l'oublierai jamais non plus.

La communauté d’indiens sur cette île est fort accueillante.

samedi 26 septembre 2009

Les îles flottantes UROS

Il existe environ une quarantaine d’îles sur lesquelles vivent

environ 2000 personnes.

Les Uros parlent habituellement l'Aymara comme langue maternelle, mais ils connaissent parfaitement le quechua, langue qui fut introduite par les Incas.

C’est un parc protégé.

On y découvre une communauté indienne vivant sur une épaisse couche compacte composée de roseaux flottants et appelé la totora.

Celle ci mesure environ 3 mètres d’épaisseur. Le roseau occupe une place très importante dans la vie des Uros. Il sert à fabriquer leurs maisonnettes, les huttes, les meubles et les barques. Il protège les îles contre les vagues. Les îles sont fixées à l’aide de poteaux d’eucalyptus.

Les habitants subsistent modestement grâce à la pêche, la production de canards et d’œufs vendus sur les marchés et bien sûr grâce aux touristes.

Ils boivent l’eau du lac et s’éclairent soit à la bougie ou à l’aide de panneaux solaires (fournis par le gouvernement). Ils tentent coûte que coûte de maintenir leurs traditions.



Après 1 heure de navigation sur le lac entre roseaux et rochers,


j'aperçois les îles, déjà 2 bateaux nous ont précédés.

Le gardien nous guettait du haut de son mirador





Accueil coloré, chaleureux, en chansons des habitantes petites et grandes

Elles m' ont expliqué et montré leur mode de vie et habillée en couleurs locales, mais mon teint, n'était pas dans le ton.
J'ai goûté à leur totora (roseau) qui se mange quand il est jeune, ça n'a pas beaucoup de saveur.


Puis je suis montée à bord de leur embarcation pour faire un tour des autres îles, avec ce charmant rameur
La totora fut employée aussi pour fabriquer des barques par les Collas, les Incas et les Uros cette coutume est maintenue avec force.




qui est le papa de cette belle petite fille, toute timide,




J'ai rencontré un marin solitaire mais qui doit aimer les chats,



J'ai vue l'île administrative, avec une école qui vient d'être construite par le gouvernement, mais malheureusement en "dur",
elle dénote à côté des anciennes huttes,


et le téléphone public, car les portables n'existent pas encore chez eux.




d'autres îles non visitées par les touristes, car seulement
une quinzaine d’entre elles sont ouvertes à tour de rôle aux visiteurs.



J'ai eu un départ chaleureux, les dames nous ont chanté:
" alouette je te plumerai" en français.
Adieu superbe peuple.

samedi 19 septembre 2009

Le lac TITICACA


samedi 12 septembre 2009

CHIVAY

En route vers Chivay

Chivay est à l'entrée du canyon de Colca.

Les terrasses ont déjà été construites vers l'an 500 et occupent une surface de 8000 hectares.
Chivay est situé à 3 640 mètres d'altitude et à 40 km du mirador aux condors



La ville est réputée pour ses sources chaudes où je suis allée me baigner.
Le lieu comporte différents bassins privés et un ouvert aux personnes de passage.
L'eau approche les 38°,


J'ai préféré aller dans celui ci dessous, couvert et mieux entretenu pour les touristes.



ce bon bain chaud m'a ouvert l'appétit et j'ai goûté à tous ces plats présentés par ce fier cuisinier





de la truite, ( ils sont très fiers des élevages qui commencent à se développer au Pérou, il y a tellement d'eau de source qui descend des montagnes!) du ragoût d'alpaga et plein d'autres choses dont je ne me souviens plus des noms.
Buffet de desserts également, leur délicieuse petite banane,(j'en ai acheté dans tous les marchés) une crêpe faite avec des feuilles de coca et verte bien sûr, les deux autres desserts, je ne me souviens plus des noms, mais c'était bon (il faut vous dire, si vous ne le savez pas, que j'aime goûter à tout!)

Après cela, j'ai regagné ma belle petite chambre qui donnait dans une petite cour, avec 2 beaux lits, je n'avais qu'à choisir et j'ai préféré celui du fond, loin de la porte et de la petite fenêtre.

Et j'ai rêvé à demain, car je pars vers ce fameux lac Titicaca,dont le nom a fait rire tous les écoliers de France.

samedi 5 septembre 2009

Croix du Condor


Le fleuve Colca nait sur les hauts plateaux péruviens à plus de 5000m et se jette dans l'océan pacifique. La partie la plus profonde de son parcours atteint plus de 3000m.

Le canyon de Colca (100 km de long) avec un dénivelé de 3200m est donc
le plus profond canyo
n du monde.

Il y a des milliers d'hectares de terrasses sculptées dans la montagne dans les sites les plus sauvages et les plus escarpés, ce sont des réalisations humaines gigantesques, œuvres des indiens Colluhuas une civilisation de 1000 ans plus ancienne que celle des incas.
La croix du Condor Le plus célèbre point de vue sur le canyon de Colca.
La vallée atteint un dénivelé de 5200m à ce niveau.
Une école d'enfants Péruviens s'y faisait photographier.

Prohibido pasar habitat del condor.





Mes yeux scrutent le fond du canyon de gauche à droite, devant un paysage grandiose,
j'ai le temps de photographier la cantuta buxifolia, fleur de l'inca, qui est la fleur nationale du Pérou, les arbres font 2 à 3 m de haut.


et le cactus Moray qui commence à fleurir c'est le début du printemps.


Des terrasses plongeantes au dessus du canyon ont été aménagées, cela fait 1h30 que j'attends,



Et soudain, l'oiseau sacré des Andes, le condor majestueux de 3 mètres d'envergure, prend son envol pour quitter son nid et descendre jusqu'à la moitié du canyon




Il part chercher sa nourriture ailes étendues et serres prêtes à attraper de la charogne.
Le condor n'est pas un chasseur, il ne mange que des animaux morts.



J'en ai vu plusieurs, était ce le même? un plus clair avec des plumes marrons,
"c'est surement un jeune condor" m'a dit mon guide Mario.

Spectacle fascinant et inoubliable.

samedi 29 août 2009

Route des volcans

Entre Arequipa et le canyon de Colca est une pampa d'altitude désertique sur une centaine de km, on peut y croiser des troupeaux de lamas, d'alpagas et de vigognes vivant dans des paysages où les volcans se dessinent dans la clarté du ciel bleu.
Tôt le matin, je quitte Arequipa pour Chivay en minibus en traversanrt la cordillière des Andes,
je découvre la Pampa Canahuas, une réserve naturelle de Vicunas
(camélidés du continent américain, en voix d'extinction)



Au loin ce sont des vigognes
(on se croirait dans le désert saharien avec des chameaux!)
Les vigognes ne peuvent se reproduire qu'en liberté, les troupeaux appartiennent à un village, ils sont marqués.
Les paysans ne peuvent tondre les vigognes qu'une fois tous les 2 ans.
La laine de vigogne est très contrôlée et est excessivement chère.

Je suis à 4450m et j'ai bien besoin de mes feuilles de coca,

et encore plus au passage de ce col de Pata Pampa à 4800m,
où sont dressés des amoncellements de pierres destinés aux dieux de la montagne.


Les principales espèces protégées


D'après des journalistes du National Géographic,
la vrai source du fleuve amazone serait le volcan Nevado Misti
Là naîtrait le rio Apurimac qui se jette dans l'Ucayaly.
Ce dernier forme l'Amazone en se joignant avec le rio Maronon venu de l'équateur.

Les antiques civilisations


Le EL Misti 5997 m (le monsieur) n'est pas le seul volcan autour d’Arequipa , mais le plus célèbre et élégant et au milieu de deux plus petits volcans,
"le Chachani" (l'aimé) et le "Picchu Picchu" (le dessus supérieur).
La pression entre les plaques tectoniques de l'Amérique latine et du Pacifique a créé quelques dates mémorables : les tremblements de terre 1687 et 1868 a détruit presque chaque bâtiment dans la ville.



Hualca Hualca 6025m est un volcan éteint,

Le Nevado Chachani 6075m, est le plus haut des volcans au sud du Pérou.

D'un seul coup, surgi de nulle part,
ce petit garçon m'a accompagné sans rien demander,
il posait seulement pour les photos.



L'Ampato est un volcan endormi de 6288m d'altitude,
Il a la forme d'un crapaud, d'où son nom en langue quechua
(qu)Janp'atu).

le Sambacaya 5 967 m, est le septième plus haut volcan actif du monde.



Ce petit chinchilla se réchauffait au soleil et attendait lui aussi d'être pris en photo.

samedi 22 août 2009

Une journée avec les bisons



Je suis allée en Avril à la rencontre, sur un site de 100 ha, de 250 bisons et 100 cervidés à 50 km au Nord de Rouen.



Un guide Québécois nous a initié à la construction et à l’utilisation d’un tipi grandeur nature, (vous pouvez y dormir pour une nuit ou plus),à la vie des indiens,


et fait découvrir l’histoire riche et passionnante de cet animal mythique aux allures préhistoriques, à bord de camions 4X4 au cœur de la forêt d’Eawy.




Le bison est un grand bovidé ruminant, les mâles pèsent entre 700 et 1000 kg, les femelles de 450 à 600 kg. Ils ont une durée de vie de 20 à 30 ans.

On compte environ 160000 têtes en Amérique du Nord et environ 1000 en France sur 28 élevages.


Le bison est un animal qui vit exclusivement en troupeaux



Ils sont capables de sauter à 1,5 mètres sans élan et peuvent atteindre 60 km/h en courant.


Le bison est un animal qui garde un caractère sauvage,

il a peur de l’homme et n’aime pas être enfermé.

Pas ceux là en tous cas!


Le guide était super qu'est ce qu'on a rit, mais ses explications sont formidables.

Juillet/août : reproduction des bisons

Avril/mai : naissance des bisonneaux


Mai/jui : naissance des faons

Septembre/octobre : brame du cerf.



Nous avons eu droit dans ce beau restaurant
décoré de peaux d'ours


et de têtes de bisons,



à un" repas bisons",
tiens c'est peur être un petit morceau des deux que j'ai dans l'assiette!

une terrine de bison
du ragoût de bison
une saucisse de bison
un steak grillé de bison,

du fromage de ....Normandie
un fondant aux pommes ....de Normandie, au sirop d'érable......du Québec.!



La viande de bison a un goût savoureux, maigre et très tendre, la chair est très fine avec un goût assez proche de celui du bœuf, mais évoquant le chevreuil.

Comme d'habitude, je me suis régalée.

samedi 15 août 2009

Un voyage insolite

Le lendemain, il y a eu la fête aux maquereaux, non pas sur la côte d'azur, mais à Cayeux où vous voyez le ciel est aussi bleu qu'ailleurs.

Maquereaux grillés ou en vinaigrette,


Et la célèbre Binche, patate connue des incas au Pérou bien avant l'ère chrétienne.
salade, maroilles , tarte au sucre.

Il faisait si beau et chaud que nous avons décidé de prendre le petit train à vapeur





Qu'elle bonne idée de découvrir la baie de Somme dans un charmant tortillard à vapeur!



Au début du 20ème siècle, le train emmenait les vacanciers vers les plages du littoral Picard


Voici cette magnifique machine qui change d'aiguillage pour venir s'accrocher aux wagons.






Ces cheminots du dimanche méritent encore la prime de charbon

Les historiques banquettes en bois!


Et le contrôleur à qui cette petite fille Hollandaise était heureuse de faire faire des trous dans son ticket.




Et nous voilà partis de Cayeux

Au rythme de l'ancien temps, en passant devant de bien belles petites gares,


jusqu'à Saint Valéry en Caux(il était trop tard pour aller plus loin et prendre le train de retour)




Le tchou- tchou du train avertissait les éventuels automobilistes de la fermeture des passages à niveaux


Nous avons vu de superbes paysages de falaises


Le phare de Brigton plage pas celle d'Angleterre, mais celle de sa voisine d'en face qui porte le même nom.


L'immensité de la baie de Somme


que nous pouvons visiter à marée haute avec ce bateau, mais ça sera pour une prochaine fois

J'ai même rencontré le cormoran d'Hélène,
salut Phalacrocorax