Dans les années 50, le café ne se vend qu’en grains qu’il faut moudre, les familles devaient utiliser le moulin à café manuel.
Un jour sur deux, ma sœur et moi avions la corvée de moudre le café, assises sur une chaise, le moulin entre les jambes aie.. aie, ça pinçait....
On utilisait une cafetière identique à celle là, dans le filtre que l'on appelait chaussette (car il en avait la forme), on ajoutait une pincée de chicorée (au pensionnat nous ne buvions que de la chicorée sans café), puis le café fraîchement moulu.
On versait sur le mélange de l'eau bouillante, ça sentait bon et embaumait la maison toute la journée car:
Lyliane, tu as le droit de retirer ce message. Je te l'envoie, car ton blog déconne! Tu as sans doute quelque chose de trop dessus. Quoi? Je n'en sais rien, mais dis moi à quel moment ça a commencé et ce que tu venais d'y ajouter comme gadget à ce moment là, et tu as peut-être la réponse! Bises. hpy
Souvenez-vous du goût désagréable qu’avait l’huile de foie de morue dans votre bouche...
Et pourtant, après guerre, une époque où les compléments alimentaires étaient beaucoup moins présents dans les maisons qu’aujourd’hui, l’huile de foie de morue constituait le meilleur apport en acide gras et en vitamines A et D.
Tous les soirs, en hiver, nous devions pincer notre nez et avaler le contenu de la cuillère!
De même tous les ans nous avions droit aussi à cette petite cure.
Mais heureusement nous avions une petite douceur, un chapelet de sucre candi, car celui ci n'était pas présenté comme ci dessus, mais lié par des petits bouts par des ficelles.
Vous vous souvenez de tout cela?
J'avais 18 ans, toute l'insouciance de ma jeunesse et je vivais pleinement mes années "yé yé" en Belgique, avec tous les nouveaux du rock américain, encore inconnus en France.
pas la télé chez nous, et le peu d'informations que l'on avait c'était aux journaux télévisés du cinéma de quartier,
c'était si proche de chez nous et pourtant si loin, ma sœur habitait en RFA avec pour capitale Bonn que j'ai visité, quand le mur est tombé, nous étions toutes les deux au téléphone commentant cette incroyable nouvelle, n'en croyant pas nos yeux, 20 ans déjà...
Quand je suis allée visiter Berlin il y a deux ans, j' ai vu et compris toute l'horreur de ce mur
Et tous ces gens qui ont essayé de fuir côté Américain par d'incroyables ruses et pour beaucoup en y laissant leur vie.
Hélas j'y ai vu, nom surnom que seule me donnait ma maman, sur le mur au temps de sa honte, heureusement aujourd'hui, il n'en reste plus que de terribles souvenirs pour ceux qui l'ont subi.
Cela fait déjà 8 jours que j'ai du conduire mon Tirou pour qu'il rejoigne le paradis des chats.
Une maladie incurable l'a emporté à 5 ans seulement.
Mais je suis sure qu'il a été heureux avec nous
dormir sur les coussins
Jouer et dormir au soleil
Quand je l'ai ramené à la maison après 4 jours de transfusion et sans beaucoup d'espoir, il est allé se réfugier au soleil sous le chitalpa près de la cuisine et sa maman Rousette est venue le rejoindre en se collant contre lui.
Pensez vous que ce sont eux les bêtes? Alors que certains humains souffrent et meurent seuls .......
je découvre de somptueux paysages de la cordillère des Andes
D'immenses pics enneigés
Puis soudain le paysage change, plus de pics enneigés pourtant nous sommes encore à 4335m
Il y a plus de végétation pour nourrir, ces petits alpagas
Les vêtements changent aussi
Le minibus me conduit chez ma logeuse Bertha que voici
qui m'a reçu comme une reine dans sa maison coloniale qui date de 500 ans,
(en plein centre ville),
construite lors de la conquête des Espagnols.
Quelques mots d'Espagnol et un petit guide nous a permis de communiquer, c'est une maison familiale (son frère a été égorgé par le sentier lumineux).
9 familles différentes y vivent, Bertha a sa chambre en haut au bout du couloir où était aussi la mienne," une salle de bains-WC", sans carreaux à la fenêtre, ni eau chaude ,
j'ai commencé par une douche tiède, mais glacée pour le rinçage, avec ma serviette pendue à la fenêtre, qui donnait sur la cour des voisins de la maison derrière, c'était assez folklorique!
Voici ma grande chambre, pour moi toute seule, parquet et portes authentiques tout en bois,
Excusez le déluge, mais je n'avais pas fait mon lit, ni rangé mes affaires.
Un dernier coup d'œil sur la ville haute et je me suis mise à rêver à ces riches conquistadors qui ont habité cette maison, mais ont fait tellement de dégâts en imposant leur mode de vie!
A une heure de bateau de l'île d'Amantani se trouve l'île de Taquilé, (je ne peux m'empêcher de regarder au loin cette île d'Amantani où j'ai passé une journée et une nuit uniques et inoubliables dans ma vie).
L’ILE DE TAQUILE à 3950m d’altitude, pas d’autos, même pas de vélos et pas de chiens, où habitent près de 2000 personnes.
L’ile fait environ 7km dans sa plus grande longueur et dessine la forme d’un grand monticule rocheux.
Il est impossible de se perdre,
il faut faire 2 km à pieds et grimper environ 584 marches pour atteindre le village situé au sommet de l’île, ça monte et ça descend c’est très fatiguant en raison de l’altitude.
Mais les habitants montent toutes leurs provisions qui arrivent avec le bateau de touristes à dos d'homme, ils n'ont pas d'ânes, trop pauvres pour s'en payer et les nourrir, quel courage!
Au loin on peut apercevoir les hauts sommets de la Bolivie
Les maisons sont de petites chaumières.
Les habitants vivent en autarcie et d’une manière communautaire, la répartition des cultures et desrécoltes est faite selon les besoins de chacun. On cultive des haricots des patates, du mais, sur des terrasses étagées retenues par des murets.
Et ici comme dans tout le pays les enfants travaillent aux champs
gardent les moutons
Le beau bélier se régale de la Cantula, fleur sacrée des incas. Ou vendent des souvenirs confectionnés par eux mêmes.
Pendant la colonie, l'île devint la possession du comte espagnol Rodrigo de Taquila(d'où son nom), celui ci obligea les habitants à se vêtir comme les paysans espagnols.
Voila pourquoi les habitants ne s'habillent pas de la même manière que les paysans des autres parties des Andes du Pérou.
Les hommes portent les longs bonnets qu’ils tricotent, une large ceinture un petit gilet,pantalon bleu marine droit, chemise blanche à manches bouffantes et savates.
A droite de la photo, un homme marié portant un bonnet tout en couleur et un homme célibataire, avec une partie du bonnet blanche.
Les hommes du village tricotent des gilets et des bonnets tandis que les femmes tissentdes chemises en grosse toile.
Tous ces ouvrages sont vendus dans cette grande maison communautaire sur la place du village
où trône aussi une sorte de mairie
et une petite église
Par ces petites rues, je me dirige vers le restaurant Sillustani,
Où je mange sur une grande terrasse, vue sur le lac, la truite présentée ouverte en deux, en buvant de l'Inca Kola, soda au goût de bonbon.
Les enfants sont partout, jouant à l'entrée du restaurant, ou nous regardant par la fenêtre
Dans le dos de leur maman
où me réclamant des bonbons
Je ne résiste pas à vous remettre la photo de cette petite fille qui me remercie de ses grands yeux noirs et brillants de lui avoir donné un bonbon au coca,
je ne l'oublierai jamais non plus.
La communauté d’indiens sur cette île est fort accueillante.
Il existe environ une quarantaine d’îles sur lesquelles vivent
environ 2000 personnes.
Les Uros parlent habituellement l'Aymara comme langue maternelle, mais ils connaissent parfaitement le quechua, langue qui fut introduite par les Incas.
C’est un parc protégé.
On y découvre une communauté indienne vivant sur une épaisse couche compacte composée de roseaux flottants et appelé la totora.
Celle ci mesure environ 3 mètres d’épaisseur. Le roseau occupe une place très importante dans la vie des Uros. Il sert à fabriquer leurs maisonnettes, les huttes, les meubles et les barques. Il protège les îles contre les vagues. Les îles sont fixées à l’aide de poteaux d’eucalyptus.
Les habitants subsistent modestement grâce à la pêche, la production de canards et d’œufs vendus sur les marchés et bien sûr grâce aux touristes.
Ils boivent l’eau du lac et s’éclairent soit à la bougie ou à l’aide de panneaux solaires (fournis par le gouvernement). Ils tentent coûte que coûte de maintenir leurs traditions.
Après 1 heure de navigation sur le lac entre roseaux et rochers,
j'aperçois les îles, déjà 2 bateaux nous ont précédés.
Le gardien nous guettait du haut de son mirador
Accueil coloré, chaleureux, en chansons des habitantes petites et grandes
Elles m' ont expliqué et montré leur mode de vie et habillée en couleurs locales, mais mon teint, n'était pas dans le ton. J'ai goûté à leur totora (roseau) qui se mange quand il est jeune, ça n'a pas beaucoup de saveur.
Puis je suis montée à bord de leur embarcation pour faire un tour des autres îles, avec ce charmant rameur La totora fut employée aussi pour fabriquer des barques par les Collas, les Incas et les Uros cette coutume est maintenue avec force.
qui est le papa de cette belle petite fille, toute timide,
J'ai rencontré un marin solitaire mais qui doit aimer les chats,
J'ai vue l'île administrative, avec une école qui vient d'être construite par le gouvernement, mais malheureusement en "dur",
elle dénote à côté des anciennes huttes,
et le téléphone public, car les portables n'existent pas encore chez eux.
d'autres îles non visitées par les touristes, car seulement
une quinzaine d’entre elles sont ouvertes à tour de rôle aux visiteurs.
J'ai eu un départ chaleureux, les dames nous ont chanté: " alouette je te plumerai" en français. Adieu superbe peuple.
Les terrasses ont déjà été construites vers l'an 500 et occupent une surface de 8000 hectares.
Chivay est situé à 3 640 mètres d'altitude et à 40 km du mirador aux condors
La ville est réputée pour ses sources chaudes où je suis allée me baigner.
Le lieu comporte différents bassins privés et un ouvert aux personnes de passage.
L'eau approche les 38°,
J'ai préféré aller dans celui ci dessous, couvert et mieux entretenu pour les touristes.
ce bon bain chaud m'a ouvert l'appétit et j'ai goûté à tous ces plats présentés par ce fier cuisinier
de la truite, ( ils sont très fiers des élevages qui commencent à se développer au Pérou, il y a tellement d'eau de source qui descend des montagnes!) du ragoût d'alpaga et plein d'autres choses dont je ne me souviens plus des noms.
Buffet de desserts également, leur délicieuse petite banane,(j'en ai acheté dans tous les marchés) une crêpe faite avec des feuilles de coca et verte bien sûr, les deux autres desserts, je ne me souviens plus des noms, mais c'était bon (il faut vous dire, si vous ne le savez pas, que j'aime goûter à tout!)
Après cela, j'ai regagné ma belle petite chambre qui donnait dans une petite cour, avec 2 beaux lits, je n'avais qu'à choisir et j'ai préféré celui du fond, loin de la porte et de la petite fenêtre.
Et j'ai rêvé à demain, car je pars vers ce fameux lac Titicaca,dont le nom a fait rire tous les écoliers de France.