dimanche 30 mars 2008

Heure d'été


Avez vous mis vos pendules à l'heure?


L'heure d'été est un régime utilisé par un grand nombre de pays consistant à ajuster l'heure locale officielle, généralement d'une heure par rapport au fuseau horaire standard pour les périodes du printemps, de l'été et du début de l'automne.


L'intérêt de l'heure d'été réside, selon ses promoteurs, dans les économies d'énergie qu'elle est censée permettre, sur la base d'une meilleure utilisation de la lumière solaire naturelle pendant la période estivale ; cette approche est cependant rejetée par ses détracteurs.


Cette mesure est principalement utilisée dans les régions tempérées, où les variations saisonnières de luminosité rendent la mesure pertinente.


Pour l'Europe(sauf en Islande), la période s'étend par décret du dernier dimanche de mars au dernier dimanche d'octobre.



Lors du passage à l'heure d'été, à 1 heure en temps universel , soit à 2 heures du matin en heure européenne d'hiver (1 heure en Grande-Bretagne et au Portugal, 3 heures en Europe de l'Est), les montres sont avancées de soixante minutes, de sorte qu'il est couramment dit :

qu'« une heure de sommeil est perdue ».

mardi 25 mars 2008

LA MINE







V’là ch’carbon
L'on ne peux parler du Nord sans parler des mines de charbon.



Le charbon est le produit de la décomposition des végétaux à l’abri de l’air.


Dans une lagune d’eau douce peu profonde, s’installe une forêt dense. Le fond de la lagune s’enfonce, la végétation noyée se dépose et formera plus tard la veine de charbon.


La première veine de charbon dans le Nord Pas-de-Calais a été découverte en 1720 à Fresnes sur Escaut. Cependant le type de charbon n’était pas apte à tous les usages.


C’est en 1734 que fut découverte à Anzin une houille qui pouvait servir à tous les usages.


Cette date est retenue comme début d’exploitation du charbon dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.







Les mines ont engendrées une forte tradition d'attachement au travail et à la solidarité.


Elles ont modelé les paysages avec les terrils.






Le terril est un amoncellement de roches stériles et de déchets qui, remontés avec le charbon, étaient triés en surface. Le charbon d’un côté et les berlines contenant les roches stériles étaient acheminées soit par des chevaux soit par des hommes.





Les terrils sont exploités pour leurs schistes , notamment comme remblais pour l’infrastructure routière. On distingue deux sortes de schistes : après combustion, le schiste noir, très friable, devient rouge et beaucoup plus solide. Son usage est multiple : pour la construction de la grande majorité des autoroutes dans le nord de la France, ou encore comme ornement dans les espaces verts après avoir été concassé et calibré. Les produits les plus fins constituent la fameuse " terre battue " des terrains de tennis, c’est le cas des courts de Roland Garros.Les terrains des hyppodromes avant l'arrivée des matériaux synthétiques, étaient aussi fait à partir des terrils.







Les Corons
l'alignement de maisons semblables édifiées par les compagnies pour loger les mineurs.



Ah ouais mes gins, chéto quand même pas l' pérou dans ché corons.







Le centre historique minier de Lewarde regroupe 7000 mètres carrés de bâtiments industriels de la fosse Delloye.




Dans le puits n°2 , des chantiers sont reconstitués pour expliquer ce que furent les techniques d'extraction du charbon durant près de trois siècles.



J'ai visité le chemin emprunté par les "gueules noires" pour se rendre à la mine.







Très fière avec un ancien "gueule noire" qui m' a fait visiter la mine, avec lui j'ai retrouvé mon accent ch'ti.





La verrière où sont exposées les machines



Carreau de fosse
Ensemble des installations situées en surface.






La Molette
Poulie de grand diamètre placée au sommet du chevalement sur laquelle passe le câble d'extraction.



Les chevalements
Structures placées au desus du puits et supportant les molettes.






Foreuse d'extraction








Salle des pendus
Vestiaire où les mineurs suspendent leurs vêtements. C'est également la salle de douche




La lampisterie









Le lampiste était chargé d'entretenir les lampes des mineurs c'était souvent des femmes.
Taïette
Jeton que le mineur utilisait pour avoir sa lampe et qu'il récupérait en la ramenant à la lampisterie,en cas de coup de grisou on pouvait voir qui n'avait pas rendu sa lampe.





Le mineur au début

barrette 'casque plat en cuir bouilli' sur la tête, espadrilles légères aux pied, tenue blanche pour mieux repérer les blessures éventuelles.
Comme outils : pic, hache pour couper le sapin permettant le boisage des galeries.





Mineur occupé à attaquer une veine de charbon au marteau piqueur.
Le casque équipé d'une lampe sur batterie a remplacé la célèbre lampe de mineur à flamme enfermée.






Wagonnet, sur des rails, tiré par un cheval ou poussé par les herscheurs, rouleurs ou galibots (jeune garçon employé dans les mines).



Mon arrière grand mère maternelle née à Tournai en Belgique en 1867, a poussé les wagons dans les mines à l'âge de 11 ans!!


Ce qui ne l'a pas empêchée de quitter "sa Miane" (petit nom qu'elle me donnait), en 1948, à l'âge de 81 ans!!



Triage
Salle dans laquelle on effectue la séparation entre le charbon et les déchets.



Cafu
Femme employée au triage




A droite le restaurant "le briquet"(casse-croûte du mineur), où j'ai dégusté les bonnes spécialités de mon Nord


samedi 22 mars 2008

Joyeuses Pâques

Ma pelouse est remplie non pas d'œufs de Pâques mais de violettes.

Les violettes sont des plantes herbacées vivaces de la famille des violacées appartenant au genre Viola.



Bleue elle témoigne de la fidélité, blanche elle évoque le bonheur champêtre.

Dans le langage des fleurs, la violette représente la timidité, la modestie et la pudeur, par allusion à la petite corolle qui semble hésiter à sortir de son écrin de feuilles.





La violette symbolise l'amour secret.

C'est ce que signifie en principe l'offrande d'un bouquet de violettes.

Comme j'ai plus ou moins de l'amour secret, je vous offre ce petit bouquet que j'ai cueilli pour vous mes amis, mais j'en garde l'odeur, ça changera des traditionnels œufs de Pâques.

BONNE FÊTE A TOUS

jeudi 20 mars 2008

JOUR DU PRINTEMPS





On ne comptait jadis que deux saisons, l'été et l'hiver, puis trois avec le printemps.
Les Grecs introduisirent l'automne que les Romains et les Gaulois adoptèrent.
Mais au Moyen Âge, l'hiver commençait à la chandeleur (2 février) et le printemps aux saints de glace (11 mai), l'été à l'assomption (15 Août) et l'automne à la Sainte Élisabeth (19 novembre).


Aux phases de la lune,


Au mois de printemps,


Petits et grands changements.



La lune suscitait une grande méfiance : on croyait qu'elle changeait le temps, mangeait les nuages, faisait tourner le vin et le cidre, monter les salades, les choux et l'humeur, gâtait le gibier.



Quand au printemps la lune est claire (signe de froid)
Peu de noix espère;

Si la lune est trouble (signe de pluie)

La noix redouble.

Si la neige tombe sur la feuille de printemps,
En automne elle le fera aussi assurément.(Vosges)


Jamais pluie de printemps

N'a passé pour mauvais temps.(Gers)

Printemps battant (de pluie)
Jardinier courant (car il a beaucoup de travail).

Printemps pluvieux,
Beaucoup de foin et de blé peu.


Une pie au printemps
Annonce le mauvais temps.(Ardennes)


Au printemps
Le sang se renouvelle (par la saignée).(Provence).

lundi 17 mars 2008

TRADITIONS



Si dans le Nord Pas de Calais, le gastronome est comblé, le curieux des traditions populaires le sera tout autant.

L'architecture régionale est fortement influencée par l'occupation espagnole, en témoignent de nombreuses cités qui sont encore rythmées par les carillons des beffrois, symboles de lib
erté et de fêtes.

Pierres levées , pierres de libertés.
Le beffroi gardien de la charte et de la cloche.




Beffroi de Lille - Beffroi de Tourcoing



Quand mon fils ainé (né à Lille) était petit, il me disait :" écoute maman, les cloches chantent!"






Il faut gravir les 193 marches du beffroi de Douai pour atteindre les 62 cloches du carillon, l'un des plus important d'Europe,où le bourdon appelé la Joyeuse, pèse 5 tonnes et demi.



Le Nord est une terre de moulins

Les moulins à vent qui jalonnent la campagne ont chacun une histoire à conter.




Moulins de Cassel, de Steenvorde,




Les pays du Nord, souvent convoités et meurtris, semblent avoir décidé de puiser dans l'histoire tous les prétextes à faire la fête. Ici, c'est un état d'esprit, une habitude qui fait partie du quotidien et qui explique pourquoi tant de traditions ont survécu au temps.



Le carnaval,



notamment en Flandre est un temps fort que personne ne veut manquer. Toute la population se rassemble pour chanter et danser dans des déguisements hauts en couleur, agitant des parapluies multicolores comme au carnaval de Dunkerque, l'un des plus spectaculaire d'Europe, un vent de folie souffle sur la ville et ses environs. Une atmosphère démentielle qui dure 2 mois, bals, bandes et rigodons se succèdent tous les week-ends et certains jours de la semaine.



Le jeu de bourle

Ces fameuses "bourles" avec lesquelles mon père jouait à la guinguette le long du canal, j'essayais d'y jouer aussi, mais elles étaient trop lourdes.


Chaque kermesse ou ducasse est l'occasion de redécouvrir les jeux traditionnels et typiques : jeux de quilles ou billons, jeux de fléchettes, tir à l'arc.

La grande braderie de Lille




(tous les ans le premier week- end de septembre) se partage entre la flânerie des vide-greniers et la dégustation des moules.






Le pays des géants
Il n'est pas une festivité sans leur présence, les géants du Nord sont les vrais héros de la région. On compte plus de 130 géants dans la région, et la tradition est restée vivace surtout en Flandre.




A tout Seigneur, tout honneur, mon géant de Tourcoing, Pierre de Guethem.


Lydéric et Phinaert de Lille





La belle Hélène,(comme mon amie) héroine de Stenvoorde près de Dunkerque.




Gayant de Douai (8,50 m et 370 kilos) et Marie Cagenon (6,25m, 250 kilos)


Reuze de Dunkerque

mercredi 12 mars 2008

Mon Nord, terre de travail et de labeur

Ce n'est pas dans la soie que j'ai été élevé mais dans la laine.


Du Moyen âge à la révolution industrielle, du XIII ème siècle, l'industrie par excellence, l'industrie au plein sens du terme a été à Tourcoing l'industrie de la laine.


Les grandes industries lainières de Roubaix - Tourcoing, faisaient vivre la région.




Mon père était transporteur de balles de laine, qu'il allait chercher à Boulogne sur Mer,pour les acheminer vers le conditionnement ou les diverses usines.


Je me demande si ce n'est pas son camion d'ailleurs à gauche, il avait un Panhard avec des ridelles, après guerre il avait un GMC racheté aux américains.

L'entrée du conditionnement de Roubaix.

Et c'est là, dans ces usines, qu'il m'emmenait des fois le jeudi et me menaçait d'aller y travailler, dans le bruit infernal des métiers à tisser, la puanteur du lavage de la laine, la chaleur des bassins de lavage, si je n'apprenais pas bien à l'école, car l'avenir de toutes les filles de la région était tout tracé, c'était " la filature" à 14 ans.



Ma mère a travaillé comme couturière dans une grande usine, connue maintenant pour ses ventes par correspondance.







Salle d'exposition de la laine qui arrivait d'Australie, d'Afrique du Sud, d'Argentine, d'Angleterre, de France etc..



Salle de triage

Les trieurs séparent les différentes qualités de laine d'une toison, en identifiant les différentes longueurs de fibre, leur résistance, leur aspect, leur douceur, leur degré de salissure, et leur teneur en suif.



L'atelier des cardes


Le cardage est l'opération essentielle de la filature.
Les cardeurs effectuent un démêlage des fibres.



Le peignage est une opération préalable à la filature.
Peigneuse rectiligne vers 1950

Préparation de la filature
Avant d'être filé, le ruban de laine peignée doit être affiné.



Le lissage des rubans de laine.



Les métiers à filer continus, qui faisaient un bruit épouvantable et les bobineuses.
Un grand oncle du côté de ma maman est parti à Philadelphie avant la grande guerre pour y monter des métiers à tisser et j'ai sûrement des cousins américains que je vais essayer de retrouver.


Tous les ans de 1953 à 1957, mon père suivait le tour de France avec des voitures publicitaires de cette grande usine et surtout nous allions à l'arrivée de Paris Roubaix, étape de pavés qui avaient été posés par mon grand père maternel, c'était son dur métier.

L'enfer du Nord
(pour mon vélo et mon scooter aussi!)