samedi 28 mars 2009

Mon "Dada" formule 1

Une nouvelle saison de F1 commence à Melbourne en Australie.

En 1977, je suis allée voir mon premier grand prix en Autriche, l'ambiance, l'odeur de l'huile brulée, le bruit des moteurs, regarder les mécanos travailler
côtoyer les pilotes, j'étais conquise.

A cette époque j'avais un ami(de dos accroupi) qui travaillait en F1 et qui me faisait rentrer dans les stands pendant et après les courses.


Tous les ans je profitais d'aller voir un grand prix pour passer mes vacances dans un pays différent.
J'en ai essuyé des tempêtes en Hollande, des pluies en Autriche, à Dijon, Magny Cours, du vent en Belgique, en Angleterre, des chaleurs à Long Beach, Las Végas, au Paul Ricard sur la côte d'azur!!! etc...

Mon circuit préféré est Spa en Belgique.


Mes pilotes préférés sont malheureusement disparus tragiquement.
Bengt Ronnie Petterson un Suédois (encore un!) mort le 11 septembre 1978, lors des essais, la veille du grand prix d'Italie.
Il est considéré comme l'un des pilotes les plus spectaculaires et talentueux de sa génération.



Gilles Villeneuve le Canadien
Photo prise sur le circuit de Montréal


mort tragiquement aux qualifications du GP de Belgique en 1982, l'une des légendes de laF1,




Et bien sur Magic SENNA

Ayrton Senna da Silva brésilien mort le 1er mai 1994 , suite à un accident survenu à Imola lors du Grand Prix de San Marin.

Véritable idole au Brésil où son statut a dépassé celui de simple champion sportif, il est considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire de la F1 dont il remporta trois fois le titre de champion du monde en 1988, 1990 et 1991, après avoir remporté 41 Grand-Prix et signé 65 pole positions.

Il est également le dernier pilote de cette discipline à y avoir trouvé la mort, après le championnat de 2008.

J'étais allée en Février 1994 voir ses essais sur le circuit du Paul Ricard et j'ai pris mes dernières photos de lui quand il s'entrainait avec Demon Hill sur Renault.









Peur être s'amusent ils à courir ensemble là haut? lequel serait le champion?

mercredi 25 mars 2009

AREQUIPA

AREQUIPA située à 2300 m d'altitude est la deuxième ville du Pérou.

C'est une oasis de verdure située au pied du volcan Misti qui culmine à 5 822 m, rappelant étrangement le Mont Juji au Japon avec son sommet couvert de neige.

La plupart des bâtiments coloniaux de la ville ont été construits avec de la pierre volcanique blanche d'El Misti (sillar)

Ce sont les premiers habitants les Aymaras qui lui ont donné ce nom qui signifie : l’endroit derrière la montagne pointue.

Arequipa s’enorgueillit enfin d’être au centre d’une région exceptionnelle, recélant des canyons parmi les plus profonds de la planète, des volcans en activité, des sources thermales, des montagnes à la beauté désertique…


C’est d’ailleurs au sommet d’un des glaciers (l’Ampato, à 6 280 mètres) que fut découverte en 1995 une des personnalités majeures d’Arequipa :

la princesse des glaces ou momie Juanita.

Cette jeune Inca de 14 ans fut mise au jour, intacte, quelque 500 ans après avoir été sacrifiée.




Monastorio Santa Catalina fondé en 1580,
il est unique au monde, véritable ville dans la ville, avec ses 20 000m2 de monuments,


de places,


de ruelles,



de cloîtres et de couleurs !


Les héritières des grandes familles espagnoles qui y vivaient pouvaient avoir jusqu'à 4 servantes ou esclaves, organiser des réceptions et vivre comme dans le grand monde. En 1870 ces privilèges furent supprimés, aujourd'hui il reste moins de 30 religieuses.

Le cloître des orangers est tout bleu,



il y a un curieux et insolite quartier d'habitations avec ses maisons basses ocre –rouge, un lavoir en plein air avec ses grandes demi jarres pour laver et évacuer l'eau



Du haut du cloitre on apercoit le volcan

Comme je n'ai pas voulu vivre une vie de nonne, en rentrant dans ma maison coloniale au couleur du cloître, avec ma chambre qui donnait sur le jardin,


Je me suis offerte un bon pisco sour et suis allée au marché acheter un sac de feuilles de coca , car demain, je remonte vers les sommets des grands volcans et j'en aurais bien besoin.




dimanche 22 mars 2009

Cimetière de Chauchilla

La nécropole Pré- Inca de Chauchilla est située à 20 km de Nasca.
Encore une après-midi remplie d'émotions fortes,
pour moi qui rêvait d'être archéologue, me retrouver dans ce désert rempli de tombes, de momies, de restes d'os humains, de lambeaux de tissus, de bandelettes et de morceaux de poteries!

j'étais" aux anges",
j'en ai mis plein mes poches, car sur place je n'ai pas eu le temps d'essayer de reconstituer une poterie.

A l'entrée, un petit musée où sont exposées des momies trouvées dans les multiples tombes.

Je suis entrée dans la peau du personnage en espérant qu'il me livre ses secrets, hélas aucun dieu Incas ne m'a exaucé!

l'extraordinaire état de conservation des momies est essentiellement dû au climat aride et sec de cette région, quasiment privée de précipitations.

Un chemin balisé mène aux différents sites intéressants.

Le cimetière de Chauchilla est composé de centaines de tombes, dont une dizaine sont ouvertes à la visite.


Il y a des enterrements individuels et multiples.

Ces derniers correspondraient à des personnages importants inhumés en compagnie de leurs servants.


Les corps étaient momifiés, la tête en dehors du fardeau, mais recouverte, dans certains cas, avec des masques de plumes.
Remarquez leur longue tresse de cheveux, posée à côté ou au devant d'eux.




Ensuite, Je suis allée rendre visite à un restaurateur de poteries trouvées dans les tombes,

je ne vous dis pas comme j'étais émue et fière, quand il m'a mis dans les mains une poterie de plus de 2000 ans! qu'il était entrain de restaurer.

AH! si cette dernière pouvait parler!!

Encore une visite très intéressante des artisans orfèvres extrayant et travaillant l'or dans le plus pur style de la région.


L’or n’est pas synonyme de richesse pour des centaines de milliers de Péruviens, mais bien celui de leur lutte quotidienne pour la survie.
Les près de 30 000 familles de mineurs artisanaux le savent bien, elles qui ont trouvé leurs moyens d’existence en 1999 dans les mines artisanales.
La vie dans les mines est rude et l’or n’est pas facile à trouver et à extraire. Les mineurs ont adapté leur savoir à la pratique et les techniques utilisées ne diffèrent guère de celles de l’époque coloniale,avec des outils archaïques et du mercure.